Pays nordiques et la DAB
Carsten Corneliussen, directeur de
l’Initiative des pays nordiques pour la radio
numérique
Nordini*, le groupe de pression des pays
nordiques, informe et promeut la DAB
Les pays nordiques, 25 millions de consommateurs, sont souvent
perçus comme formant un marché unique, en raison de leurs points
communs culturel, linguistique et socio-économique. La région se
caractérise également par la modernité de ses infrastructures et
son ouverture aux nouvelles technologies.
Néanmoins, chacun des cinq pays se distingue
des autres, notamment dans la politique du «passage» au
numérique.
En Norvège et en Suède, depuis le milieu des années
quatre-vingt-dix, les radiodiffuseurs de service public, NRK et SR,
ont investi des sommes considérables dans la construction de
réseaux DAB. La Finlande est déjà dotée d’un réseau DAB, mais
envisage également d’utiliser son réseau DVB-T pour la radio
numérique. L’Islande, et ses 300 000 habitants, vient de décider de
tester la DAB. Le développement de cette technologie se poursuit au
Danemark, processus pas particulièrement long, ni coûteux, qui a
permis à ce pays de devenir le premier pays européen où la DAB
couvre la quasi-totalité du territoire.
L’«Année zéro»
Nordini a décidé de définir une «Année zéro», correspondant au
moment où toutes les conditions nécessaires seront réunies et où le
marché devrait donc répondre de manière homogène à la transition au
numérique.
Ce critère désigne le moment où la réglementation sera mise en
place pour toutes les parties intéressées, où les réseaux et les
émetteurs seront installés (avec une couverture supérieure à la
moyenne), où les programmes seront disponibles et où les récepteurs
numériques seront mis en vente. Lorsque ces conditions seront
réunies, la promotion de la DAB pourra être assurée auprès des
consommateurs.
Le public s’est intéressé très progressivement à la DAB, vieille
de dix-quinze ans, qui a beaucoup fait parler d’elle, sans
réellement faire les gros titres.
Depuis les premiers tests du début des années quatre-vingt-dix,
jusqu’à la production en série récente de récepteurs radio
numériques, d’autres technologies ont vu le jour, preuve que les
efforts déployés pour sensibiliser le public à la question du
numérique ont porté leurs fruits.
De nouvelles perspectives commerciales s’ouvrent désormais à la
radio, par le biais du streaming audio et vidéo sur Internet. La
télévision numérique par câble et par satellite ainsi que la
télévision numérique terrestre (DVB-T) se sont progressivement
développées et constituent une concurrence sérieuse.
Plus qu’une révolution, c’est une évolution progressive qu’a
connue la radio ces cinq à dix dernières années. Ce média s’est
largement diversifié (musique, actualités, sports, documentaires.
etc.), et on a vu la spécialisation de certaines stations musicales
(rock, jazz, musique classique, hip-hop, etc.).
Parallèlement au passage au numérique et à ce qu’il implique au
niveau des infrastructures et des trans-missions, la gamme
d’appareils grand public permettant de télécharger, de stocker, de
copier et de lire des données audio et de la musique s’est
développée rapidement. Aujourd’hui, il est possible d’écouter
quasiment n’importe quelle station de radio via Internet.
Lenteur
L’histoire de l’œuf ou la poule a été utilisée pour expliquer,
voire justifier et excuser, la lenteur de la pénétration de la DAB
sur le marché, c’est à dire le laps de temps nécessaire à un
nouveau produit pour être adopté et représenter 20% du marché de
masse à compter de sa mise en vente.
En général, une nouvelle technologie met dix à quinze ans pour
percer, et plus longtemps pour dominer le secteur du marché
concerné, selon le phénomène classique de diffusion de
l’innovation. Ce principe s’est vérifié pour des technologies plus
anciennes comme le téléphone, la radio ou la télévision et s’est
accéléré récemment, comme le démontrent Internet, les SMS, les
caméras numériques, les lecteurs DVD et MP3, etc.). Il est vrai
qu’un grand nombre de ces nouveaux dispositifs numériques ne font
finalement qu’exploiter des fonctions déjà présentes sur le marché,
la curiosité des consommateurs jouant un rôle primordial dans leur
essor (nouvelles fonctionnalités, efficacité améliorée, prix plus
compétitif, etc.).
Ces changements de plus en plus rapides risquent de modifier la
manière dont le grand public perçoit les médias, et plus
particulièrement les médias de diffusion traditionnels. L’avènement
d’Internet s’est, par exemple, traduit par le développement de
l’information «à la demande». Les téléphones portables dernier cri,
avec caméra intégrée et fonctions audio et vidéo améliorées,
représentent une concurrence sérieuse pour la transmission
d’informations (actualités, sport, musique, etc.).
Les radiodiffuseurs devront désormais s’adresser aux
consommateurs en tenant compte du contexte et de l’état d’esprit
dans lesquels ceux-ci souhaitent recevoir certains services
médias.
Stratégies
Le passage de l’analogique au numérique ne se limite pas à la
DAB.
Pour promouvoir la DAB auprès du consommateur moyen et créer des
stations spécialisées émettant uniquement en DAB, il est nécessaire
de concentrer tous les efforts sur cette technologie et de la
présenter comme la meilleure évolution technologique possible.
C’est la politique adoptée notamment au Danemark et en Suède, où le
lancement de la DAB s’est traduit par la création de plusieurs
stations spécialisées (jazz, rock, musiques d’ambiance, pop,
actualités, culture, etc.). Il s’agissait de conforter le sentiment
des consommateurs d’avoir réalisé un bon investissement en achetant
une radio numérique. Il existe actuellement entre soixante et
soixante-dix modèles de récepteurs numériques, qui permettent
d’écouter la radio tant en FM qu’en DAB. Il n’est donc plus
nécessaire de diffuser la FM en simultané sur la DAB.
Une fois le contenu mis sous forme numérique, il peut être
utilisé sur différentes plates-formes. Les coûts liés à la création
et au lancement de stations émettant uniquement en DAB ne sont pas
extrêmement élevés si on privilégie un type de contenu, comme la
musique ou la culture, par exemple (abstraction faite des questions
de droit d’auteur). L’initiative des pays nordiques prouve qu’une
station musicale émettant uniquement en DAB représente un coût d’à
peine 40000 à 50000 euros et peut être exploitée tant sur la DAB
que sur Internet.
Cela signifie que l’argument technique avancé précédemment,
faisant valoir que la DAB est synonyme de qualité sonore améliorée,
n’est pas valable. Dans les pays nordiques, la qualité FM est
généralement satisfaisante aux yeux du consommateur moyen.
La diversité peut cependant parfois poser problème : six à huit
nouvelles stations seront disponibles en DAB (sur une fréquence
correspondant à celle d’une chaîne de télévision analogique, à
savoir en bande III, bien que la bande L offre une largeur de bande
supplémentaire), mais le système et la capacité des fréquences
actuellement disponibles en DAB ne permettent pour l’instant pas de
recevoir l’ensemble des stations FM et AM locales, régionales et
nationales.
Associée au réseau mobile GSM et au futur réseau UMTS, la DAB
permettra de mettre à disposition une plate-forme de distribution
bien plus économique pour la transmission de données. Images,
textes, graphiques et son pourront ainsi être associés et s’adapter
aussi bien à un mode de retransmission traditionnel qu’à un
contexte plus «mobile» (autoradio, radio portable, etc.). Des
normes législatives devront être mises en vigueur pour arrêter les
transmissions analogiques (TV et radio), afin de libérer la largeur
de bande nécessaire pour les émissions numériques.
Concurrence
En termes de possibilités commerciales, c’est la technologie
sans fil qui offre les perspectives les plus intéressantes. Il y a
fort à parier que les consommateurs seront de plus en plus nombreux
à vouloir disposer de réseaux LAN domestiques pour pouvoir échanger
facilement du contenu d’un réseau ou d’une plate-forme à l’autre.
Certains appareils, que l’on trouve dans tous les foyers (poste de
radio dans la cuisine ou radio-réveil dans la chambre, par
exemple), conserveront leur place, mais l’équipement hi-fi devrait
être progressivement remplacé par des appareils plus sophistiqués
(systèmes son surround, écrans plats, etc.). En fin de compte, les
appareils mobiles associeront audio, vidéo et téléphonie.
En Corée, le développement de la DMB - Digital Multimedia
Broadcasting, radiodiffusion multimédia numérique - associe
appareils audio et vidéo et téléphonie mobile. Ce système pourrait
venir bouleverser de manière positive le développement de la radio
numérique.
La DAB joue un rôle important dans cette évolution. Le sigle
DAB, qui signifie Digital Audio Broadcasting (radiodiffusion sonore
numérique) peut être compris comme signifiant Digital Anything
Broadcasting et donc comme se rapportant à n’importe quelle
technique de diffusion numérique. Les pays nordiques ont depuis
longtemps ouvert la voie pour tout ce qui touche aux nouvelles
technologies (téléphonie mobile, accès à la bande large, DVD et
systèmes de «home cinema»). Il est certain qu’ils continueront à
faire œuvre de pionniers en ce qui concerne la DAB et la radio
numérique, une fois que l’ensemble des pays de la région aura
atteint l’«Année zéro».
Le Royaume-Uni fait office de précurseur. Le pays enregistre une
croissance spectaculaire de la vente de récepteurs numériques
depuis 1999, «Année zéro» pour le lancement de la DAB et de
l’opérateur multiplex Digital One.
L’Allemagne a réaffirmé son engagement vis-à-vis de la DAB en
2003.
Au Danemark, l’«Année zéro» a été 2002. La campagne menée tout
au long de 2003 a donné des résultats satisfaisants.
Les autres pays nordiques devraient parvenir à l’«Année zéro»
fin 2004. La Suède, en particulier, s’apprête à légiférer en la
matière, tandis que la Norvège poursuit l’installation de
réseaux.
__________
* Créée en janvier 2003, Nordini est une association des
radiodiffuseurs nationaux de service public DR, NRK, SR, YLE et RUV
; des radiodiffuseurs commerciaux nationaux P4 et Kanal 5; des
opérateurs de réseaux Teleonor/Norkring et Broadcast Service
Denmark. Les opérateurs de réseau suédois et finlandais ont refusé
de faire partie de Nordini et il n’y a pas encore d’autres
radiodiffuseurs commerciaux nationaux sur les plates-formes
DAB.
Royaume-Uni : marketing
Ian Dickens, directeur général,
bureau de développement de la radio numérique
Élargir le marché de la DAB au
Royaume-Uni
Tel est le dessein du Bureau de développement de la radio numérique
(Digital Radio Development Bureau - DRDB), créé en 2001.
Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, les
radiodiffuseurs, commerciaux et publics, ont investi des millions
de livres sterling pour créer de nouvelles stations radio DAB, des
réseaux d’émetteurs et des infrastructures de radiodiffusion.
Malgré cela, en 2001, seuls 14 fabricants produisaient des
récepteurs DAB. De plus, la totalité de la production était
constituée par des autoradios haut de gamme et des tuners hi-fi
proposés à des prix très élevés. Le seul produit commercialisé à un
prix accessible était un tuner d’Imagination Technologies (devenue
PURE Digital) disponible au prix de £299.
Le marché de la haute fidélité au Royaume-Uni représente 0,4% de
l’ensemble des produits audio vendus annuellement. Ainsi, même à
£299, offrir la radio numérique DAB à une petite minorité
d’utilisateurs n’allait pas créer rapidement un marché de masse.
D’autres éléments devaient être développés : les prix devaient
baisser, pour cela il fallait des puces plus petites, plus rapides
et moins chères. Par ailleurs, il fallait éduquer les consommateurs
et les détaillants, la plupart ignorant l’existence même de la DAB
et de ses avantages.
Ainsi, des radiodiffuseurs, qui en d’autres occasions auraient
été en concurrence pour s’assurer le plus grand nombre d’auditeurs
et les revenus publicitaires, se sont réunis afin de créer le DRDB,
groupe marketing chargé d’introduire la DAB sur le marché de
masse.
Le DRDB, petite structure au financement limité, s’en tient au
principe «on s’occupe seulement de ce qui fait vendre des radios
numériques». Avec un directeur général, un directeur des ventes, un
directeur du développement produits, un responsable des relations
presse et public, un responsable des études de marché et un
coordonnateur de projets, l’équipe est par nécessité flexible et
ses membres interchangeables.
Organisme marketing, le DRDB travaille directement avec les
radiodiffuseurs, les fabricants et les revendeurs, afin de
favoriser l’apparition d’une certaine diversité et abondance des
produits. Il s’emploie également à mieux faire connaître cette
technologie aux utilisateurs et au grand public.
Le DRDB entretient des contacts réguliers avec le gouvernement,
plus spécifiquement avec les ministères de la Culture, des Médias
et du Sport, et avec l’Ofcom, autorité de contrôle des
communications, qui s’occupe de la radio.
Au moment où la radio numérique amorce son évolution vers le
marché de masse, le DRDB doit faire passer le message aux
annonceurs publicitaires et aux acheteurs de médias potentiels. Les
radiodiffuseurs pourront ainsi commencer à générer des revenus
grâce à leur engagement à long terme en faveur de la DAB.
Le DRDB partage les informations sur l’évolution de la DAB au
Royaume-Uni et dans le reste du monde avec d’autres entités
intéressées, notamment les fabricants en Asie et les organismes
internationaux favorables à la DAB. Il collabore avec un large
éventail d’entités soutenant la DAB en ce qui concerne la
communication et les activités de recherche visant à faciliter
l’évolution de la radio numérique DAB.
Acheter maintenant
L’année 2003 a vu le nombre de radios numériques vendues
augmenter de 222%. Plusieurs raisons expliquent ce fait. La raison
principale est l’énorme augmentation de la quantité de stations
pouvant être écoutées avec une radio DAB. Le choix apparaît comme
l’élément déclenchant pour les consommateurs.
Avec la radio numérique, les auditeurs
- de tout le pays peuvent choisir entre 19
services nationaux (11 de la BBC et 8 commerciaux). Sans numérique,
choix serait limité à au total.
- londoniens peuvent écouter 52 services.
Sans le numérique : 25 au maximum.
- et dans la plupart des villes et
agglomérations, la DAB permet de doubler le choix de stations
disponibles.
L’amélioration du choix est due à l’engagement des
radiodiffuseurs en faveur d’une grande diversité de programmation
pour la radio numérique DAB. La BBC a lancé cinq nouveaux services
nationaux et a fait en sorte que deux services existants (BBC Asian
Network et BBC World Service) soient disponibles sur le territoire
national. En outre, la BBC diffuse en numérique les programmes de
ses réseaux radio nationaux analogiques. Digital One, l’opérateur
du multiplex commercial national, diffuse cinq services nationaux
spécifiques et transmet en numérique trois stations commerciales
nationales analogiques.
Au Royaume-Uni, il existe au total 149 radios différentes
diffusant 362 services en DAB. Cette année, pour la première fois,
on compte plus de services disponibles exclusivement en DAB
(stations DAB spécifiques et stations diffusant uniquement en DAB
dans une certaine région) que de services FM diffusés simultanément
en analogique et numérique.
Le choix de stations, raison principale de l’achat d’une radio
DAB, est confirmé par une étude de marché réalisée par le DRDB. Sur
plus de 10000 propriétaires d’un poste DAB, presque 70 % affirment
avoir acheté leur appareil spécifiquement pour pouvoir recevoir les
nouvelles stations numériques.
Plus d’offre
En 2001, 14 fabricants proposaient des appareils DAB haut de
gamme. Fin 2003, 31 fabricants offrent une large gamme de
récepteurs DAB. Le nombre de modèles étant passé de 19 en 2001 à 61
en 2003. Parmi ces appareils on peut citer :
- des radios portables destinées plus particulièrement à la
cuisine
- des radios portables de petites dimensions
- des radios-réveils
- des minichaînes portables
- des systèmes micro
- des tuners hi-fi
- des autoradios
En deux ans, la situation est passée d’un nombre restreint
d’appareils haut de gamme à un marché offrant un large éventail de
produits dans tous les segments, avec des premiers prix aux
environs de £69.
La première baisse des prix s’est produite mi-2002 avec le
lancement par PURE Digital de la première radio portable destinée
plus particulièrement à la cuisine, l’EVOKE-1 (£99). Une évolution
rendue possible par une nouvelle génération de puces, développée
par Imagination Technologies, et soutenue par le radiodiffuseur
Digital One, exemple de «chaîne» contribuant à faire évoluer le
marché.
Les consommateurs ont donc une bonne raison pour acheter : plus
de stations disponibles, et un choix plus large d’appareils
proposés à des prix attrayants.
Côté revendeurs, en 2002, il n’y avait que 600 magasins avec en
stock des appareils DAB : des revendeurs hi-fi indépendants et une
chaîne de grands magasins. Aujourd’hui, les radios numériques sont
disponibles partout, dans les grands magasins, et même dans des
magasins non spécialisés comme Boots (produits de beauté) et W.H.
Smith (livres, papeterie et musique), mais aussi dans les
catalogues de vente par correspondance et sur Internet.
Le nombre de détaillants offrant des radios DAB au Royaume-Uni a
augmenté de plus de 400 % depuis 2002, avec aujourd’hui plus de
4000 points de vente.
Passer le message
Ces bonnes nouvelles ne sont pas dues au hasard, mais le
résultat d’une campagne de communication stratégique mise sur pied
par le DRDB avec le soutien des radiodiffuseurs. L’élément le plus
important du plan a probablement été la publication de données
significatives sur le marché, portant entre autres sur les attentes
des consommateurs et sur les sommes qu’ils se disposaient à
dépenser. Avec de telles données, le DRDB a pu démontrer aux
fabricants au Royaume-Uni, en Europe et au Japon qu’un marché
inexploité pour les produits radio numérique existe.
Le DRDB doit convaincre les fabricants de produire une large
gamme d’appareils à des prix attrayants, les revendeurs de proposer
ces produits, et doit également faire savoir aux consommateurs ce
que la DAB leur offre.
Le DRDB dispose pour cela de différents outils. Le principal
d’entre eux est encore une fois un exemple de la coopération entre
radiodiffuseurs, base de la croissance de la DAB au Royaume-Uni.
Une banque de temps d’antenne a été créée, permettant au DRDB de
lancer des campagnes promotionnelles sur les ondes en utilisant
régulièrement des centaines de stations de radio commerciales,
nationales ou locales. Ce temps d’antenne représentant des millions
de livres sterling chaque année, est gratuitement mis à disposition
par des groupes de radiodiffusion qui tiennent à ce que la DAB soit
un succès.
En même temps, la BBC a consacré plusieurs millions de livres
sterling de temps d’antenne (à la radio et sur ses réseaux TV
nationaux) et 48 sites d’affichage à la promotion de ses 5 stations
radio diffusées exclusivement en DAB. Par ailleurs, elle assure
régulièrement la promotion de ses stations DAB grâce à ses stations
de radio analogiques.
Un autre outil du DRDB est un site Internet sur lequel les
acheteurs potentiels peuvent trouver le détail de toutes les
stations radio disponibles, en utilisant un moteur de recherche
s’appuyant sur les codes postaux. Le site
<www.digitalradionow.com> présente également tous les
produits sur le marché, permet des recherches de magasins et offre
une section «actualités» grâce à laquelle les auditeurs peuvent se
tenir au courant du lancement de nouveaux multiplex ou de la mise
en service de nouveaux émetteurs.
Au cours des dix-huit derniers mois, la couverture de presse sur
la DAB est passé de 45 articles en mai 2002, à 302 articles en
décembre 2003. La majorité des articles ont été publiés dans des
titres à grande diffusion et des magazines, alors qu’il y a
quelques années ce genre d’articles étaient proposés uniquement par
des journaux techniques spécialisés.
Tout ces outils ont permis d’augmenter la notoriété de la DAB au
Royaume-Uni : 16% fin 2001, 43% janvier 2004. Soit 25 millions de
personnes.
Noël 2003
Les efforts du DRDB et du secteur de la radio au cours de ces
dernières années commencent à faire sentir leurs effets. Alors qu’à
peine 135 000 radios DAB se sont vendues en quatre ans (jusqu’à
décembre 2002), les consommateurs ont acheté plus de 300000
appareils en 2003 dont 133000 récepteurs en décembre 2003.
La pénétration cumulative des radios DAB au Royaume-Uni était de
435000 appareils à la fin 2003. Il est encourageant de constater
que dans 7% des cas l’acheteur possède déjà un appareil : cela
semble indiquer que le remplacement des radios analogiques (en
moyenne 5 récepteurs par foyer britannique) à commencé.
Avec au moins 50 nouveaux produits attendus en 2004, venant
parfois de grands fabricants tels que Sony et Philips, la
croissance devrait se poursuivre. Le DRDB espère pouvoir recenser
plus de 1 million de radios DAB fin 2004.
© UER 2004
Mise à jour 22/03/2004 – pj / ep