Crédibilité
Patrick Jaquin, responsable du service de la communication, UER
Les Français, la radio, la télévision et l’Internet.
Les Français manifestent de l’intérêt pour les moyens d’information, qu’ils soient presse écrite, radio ou télévision. Cet intérêt s’affirme (72% en janvier 2005, contre 71% en 2004).
Ceux qui sont le plus à la recherche de l’information et des médias sont les hommes, la tranche d’âge des 35-49-ans, les cadres et professions intellectuelles, les diplômés de l’enseignement supérieur. Cet intérêt est le même pour les électeurs de droite ou de gauche.
Radio-télévision
Les auditeurs estiment à 53% que les choses se sont passées vraiment comme la radio les raconte, ou à peu près. Mais 43% pensent qu’il y a sans doute pas mal de différence entre la façon dont les choses se sont passées, et la façon dont la radio les raconte, ou encore pensent qu’elles ne se sont vraisemblablement pas passées du tout comme raconté.
Ce doute tend d’ailleurs à se renforcer (+5% par rapport au sondage 2004).
Ce sont les femmes qui font le plus confiance à la radio (54%) ; les hommes doutent davantage : 44%.
Les auditeurs les plus confiants se trouvent dans la tranche des 18-24-ans et les plus sceptiques dans celle des 35-49-ans.
Ce sont les cadres et les profession intellectuelles (59%) qui font le plus confiance à la radio et les professions intermédiaires le moins confiance 48%.
Plus on a fait d’études, baccalauréat ou enseignement supérieur, plus on croit ce qui se dit à la radio (57% et 55%). Ce sont les petits diplômés, BEPC, CAP, BEP, qui doutent le plus (46%) de ce qu’ils entendent.
La préférence partisane ne joue pas. À gauche, on fait confiance à 56%, à droite à 55%.
Pour les nouvelles vues à la télévision, les téléspectateurs qui estiment que les choses se sont passées vraiment comme elle les montre ou à peu près comme elle les montre ne sont pas majoritaires (45%) et cette tendance à la méfiance se confirme à la hause : ils étaient 47% en 2004.
Parallèlement, l’idée qu’il y a sans doute pas mal de différence entre la façon dont les choses se sont passées et la façon dont la télévision les montre, ou que les choses montrées ne se sont vraisem-blablement pas passées du tout comme elle les montre, se renforce de 3% : 51% en 2004 et 54% en 2005.
Ce sont les hommes les plus dubitatifs, 56% ; les 18-34-ans, 57% ; les cadres et les professions libérales, 64% ; les électeurs de gauche, 58% ; et les diplômés de l’enseignement supérieur, 64%.
Internet
L’Internet a encore à faire ses preuves : 57% des interviewés n’ont en effet pas d’opinion à propos des nouvelles lues sur le Web.
Seuls 23% des sondés pensent que les choses se sont passées vraiment comme Internet les montre ou à peu près, talonnés par les 20% qui pensent qu’il y a sans doute pas mal de différence entre la façon dont les choses se sont passées et la façon dont Internet les montre ou qui pensent que les choses ne se sont vraisemblablement pas passées du tout comme Internet les montre.
Les plus crédules sont les 18-24-ans et les moins confiants leurs aînés, les 65-ans-et-plus.
Événements 2004
Mais en fait, les Français sont assez satisfaits de la couverture des grands événements 2004 et en général pensent que les médias ont parlé comme il faut du raz-de-marée en Asie, de la candidature de la Turquie à l’Union européenne, des jeux Olympiques d’Athènes, du 60e anniversaire du Débarquement (100%) et des attentats de Madrid.
En revanche, ils disent avoir frôlé la surdose de médiatisation pour le premier mariage homosexuel en France ou encore en ce qui concerne la loi sur le port de signes religieux à l’école.
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Sondage effectué pour « Le Point » et « La Croix » / TNS Sofres, les 26 et 27 janvier 2005, sur un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile par le réseau des enquêteurs de TNS Sofres. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.
pj / ep