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DIFFUSION en ligne – 2006/30

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IPTV - une télé différente ? 
Franc Kozamernik, ingénieur senior, département technique de l'UER

IPTV va révolutionner la télévision – les téléspectateurs vont décider où, quand, comment en profiter  

IPTV est un néologisme apparu il y a seulement deux ou trois ans. Il désigne la distribution de la télévision grâce au protocole IP. 

Mais, pour les sociétés actives dans le secteur des télécommunications qui vont introduire cette technologie sur le marché, l’IPTV représente bien plus. Pour elles, l’IPTV est une expérience multimédia totalement nouvelle qui repousse les frontières de la télévision radiodiffusée conventionnelle. Il s’agit d’une plate-forme médias intégrée grâce à laquelle un seul fournisseur peut, sur un réseau unique, offrir un large éventail de contenus et de services de communication sur un appareil, l’ensemble des services couvert par une seule et même facture.

Ce concept de «guichet unique» semble particulièrement attrayant pour les utilisateurs finaux.

 

IPTV ?~

Les définitions de l’IPTV sont parfois divergentes. Pour les radiodiffuseurs, l’IPTV (ou télévision à bande large) est simplement une nouvelle plate-forme servant à distribuer les chaînes numériques aux foyers utilisant un écran télé [1]. L’IPTV est complémentaire par rapport aux systèmes satellite, câble et terrestre existants, même si dans certains cas, il pourrait les concurrencer. 

Pour le secteur des télécommunications, l’IPTV est nouvelle technologie numérique à bande large offrant à la fois voix, données (navigation Internet) et vidéo. L’arrivée de l’IPTV a donné naissance à l’expression triple play (1). Ainsi l’association créative de contenu média et de communication, combinée à la dimension sociale (communauté), pourrait aboutir dans l’avenir à une expérience de télé interactive «à la telco». 

Le triple play est un concept qui commence à être exploité également par les entreprises actives dans le secteur du câble, lesquelles, ayant démarré leurs activités avec la télévision, proposent maintenant des services voix et Internet à large bande.     

Quel que soit le fournisseur de services, l’IPTV est un système organisé verticalement et strictement contrôlé. 

Il est toujours géré par un seul fournisseur de services pour l’ensemble des éléments de la chaîne des valeurs : mise à disposition du contenu, préparation du contenu, distribution, réception, relations avec les utilisateurs et facturation. Le fournisseur de services est entièrement responsable de la qualité de ses produits. Il utilise souvent des solutions technologiques propriétaires qui, en règle générale, ne font pas l’objet d’accords internationaux et ne sont pas compatibles avec les technologies des autres fournisseurs de services. 

Pour compliquer davantage les choses, l’acronyme IPTV est également utilisé pour désigner la télévision que l’on peut regarder en surfant sur Internet. Ce streaming vidéo sur Internet est au mieux un service mis à disposition sur une base volontaire, sans aucune garantie concernant la qualité. Les images, au lieu d’être visionnées sur le téléviseur, sont disponibles uniquement sur PC. La portée de cette technologie est mondiale (contrairement à l’IPTV des sociétés de télécommunications, qui reste un service local). Avec la constante amélioration des techniques de compression audio/vidéo, du débit du réseau Internet et des moyens de stockage, la télévision sur Internet est en passe de devenir un concurrent très sérieux. Nombreux sont ceux qui sont convaincus que, dans un avenir relativement proche, Internet servira non seulement à exploiter des services Web et des communications vocales (2), mais également à diffuser des services télé linéaires et non linéaires (à la demande). 



Aujourd'hui  

Actuellement, la taille du marché de l’IPTV est encore relativement limitée par rapport à celui de la radiodiffusion. Le nombre total d’abonnés IPTV dans le monde est estimé à environ deux millions, la Corée, Hong Kong et le Japon étant les principaux marchés. Selon des prévisions réalistes, l’IPTV devrait être utilisée par 34 millions de foyers en 2010 (3).

Le pays le plus avancé en Europe dans le secteur des services IPTV est la France. Fin 2005, on comptait 281 000 abonnés répartis entre les trois principaux fournisseurs IPTV (MaLigne, Free et Neuf). 

Le service IPTV de Free en France est une réussite. Lancée en décembre 2003, cette filiale de Iliad Group offre  un large choix de services de radiodiffusion et de télécommunications vendus de manière groupée : 200 chaînes télé (avec les GEP et des bouquets payants), 30 radios, vidéo à la demande, TVHD, visionnage multiposte, centre médias avec FreePlayer, services téléphoniques, Internet à large bande. 

Les boîtiers décodeurs externes fournis par Free comprennent un tuner TNT qui permet de recevoir des contenus diffusés sur les plates-formes TNT de M6 et de TF1, non disponibles sur la plate-forme IPTV de Free. En mars 2005, environ 200000 décodeurs Free avaient été distribués. Les abonnés paient uniquement les frais pour le téléphone et Internet (29,99 € par mois), alors que le service IPTV de base (y compris le décodeur) est gratuit.

Autre projet réussi : FastWeb en Italie, où le câble n’existe pratiquement pas. L’IPTV y a donc trouvé des conditions idéales pour son expansion. FastWeb, exploité par e.Biscom, est le premier opérateur triple play dans le pays. Les essais de vidéo à la demande, commencés en 2000, étaient conduits conjointement par e.BisMedia et RAI Click. 

En août 2003, la diffusion télé multichaîne a commencé avec plusieurs chaînes de football  pour environ 60 000 abonnés. Aujourd’hui, les services IPTV sont disponibles dans environ 250 000 foyers et le nombre total de clients de FastWeb (dans huit grandes villes italiennes : Bari, Bologne, Turin, Gênes, Rome, Naples, Milan et Venise) dépasse les 500 000. Deux technologies, la FTTH (fibre-to-the-home) et l’ADSL, sont utilisées parallèlement. La FTTH dessert 20% des clients, l’ADSL satisfait les besoins des 80% restants. L’offre commerciale est très diversifiée et comprend le triple play. Les appels entre clients de FastWeb sont gratuits. L’Internet rapide a un débit de 10 Mbit/s si une connexion par fibre est disponible. Concernant la télé en direct (4 Mbit/s), toutes les chaînes nationales (RAI, Mediaset, MTV, La7) et une sélection de chaînes thématiques et inter-nationales (Music Box, Bloomberg, RaiNews 24, RaiSat-Sport, BBC World, TVE Internacional, TV 5 Europe, Disney, CNN et Cartoon Network, etc.) sont disponibles. Les options de télévision à péage incluent Cinema Sky, Sport Sky et Calcio Sky. En raison de l’immense popularité du football en Italie, il existe des chaînes thématiques consacrées à trois grands clubs italiens : Milan, Inter et Roma (chaque chaîne coûtant 8€ par mois).

À partir de 2002, FastWeb commence à proposer des services de vidéo à la demande pour plus de 5000 titres. Le service à la demande OnTV comprend des programmes adaptés aux familles: films, sport, programmes pour enfants, musique, documentaires, jeux, «T-commerce», publicité interactive, etc. Un autre service à la demande est Rai Click. Le service GEP propose des bandes-annonces PIP et des informations sur les horaires. Plusieurs services interactifs sont également inclus (GiveMe5 Quiz game, Mini BMW).

FastWeb utilise extensivement des services visant à profiler ses clients, comme des bannières et des vidéos spécifiques adressées à tel ou tel groupe cible. Des rapports détaillés sur l’utilisation des services sont compilés afin de concevoir de meilleurs produits. FastWeb a également ouvert un service clients en ligne. Parmi les services de communication proposés par FastWeb, on peut mentionner les vidéoconférences, les messages vidéo, les galeries vidéo, ainsi que des chats et des forums.

Ces deux exemples montrent que l’IPTV est bien plus qu’une télévision conventionnelle linéaire et peut devenir un ensemble de services novateurs susceptible d’attirer un grand nombre d’utilisateurs.

Un résumé plus détaillé et une analyse pays par pays de l’IPTV figurent dans le document [2].

 

Télécom / IPTV    

Jusqu’à maintenant le secteur des télécommunications se limitait à fournir des services de télécommunications comme des connexions vocales entre deux points (téléphone), et ne se souciait pas du contenu des informations transportées.
Maintenant, ces mêmes entreprises s’intéressent à l’IPTV, constatant une diminution du nombre de leurs abonnés pour les communications traditionnelles et à large bande. Elles comptent se lancer dans la conception de contenus sans aucune réelle expérience ou connaissance de la mise à disposition de services télé au grand public, simplement pour améliorer leur bilan et récupérer des clients. Pour ces sociétés, l’IPTV est donc synonyme de possibilités commerciales intéressantes.
 


Autre raison poussant les entreprises  télécom à se lancer dans cette technologie : le souhait d’être concurrentielles par rapport aux câblo-opérateurs offrant le triple play. Toutefois, elles doivent réaliser de lourds investissements et, au moins dans un premier temps, leurs revenus (4) seront limités.
 

Les opérateurs réseaux devront surmonter d’importants défis techniques. L’un d’entre eux concerne la qualité technique due à une largeur de bande qui décroît avec la distance par rapport au serveur de fichiers. De nouvelles stratégies de modulation telles que l’ADSL2+ et le VDSL sont actuellement mises en œuvre, mais tout cela coûte cher. La mise en service de la TVHD,  qui demande des débits plus importants (au-dessus de 8 Mbit/s), peut également poser problème, même si des technologies de codage telles que l’UIT/MPEG 4 (H.264) ou le Microsoft VC1 sont utilisées. Avec l’IPTV, généralement, un seul service télé est disponible à un moment donné. 

Par ailleurs, une question d’extensibilité se pose. Les systèmes de télécommunications ne sont généralement pas adaptés pour desservir des centaines de milliers, voire des millions, d’utilisateurs simultanés, alors que les systèmes de radiodiffusion sont capables de satisfaire un très grand nombre d’utilisateurs en même temps. 

L’absence de toute normalisation au niveau international constitue actuellement le principal obstacle à la création de marchés horizontaux et à l’interopérabilité des appareils.   

L’Union internationale des télécommunications a entrepris de s’attaquer à ce problème, en mettant sur pied un groupe spécialisé sur l’IPTV, dont la première réunion s’est tenue à Genève, début  juillet 2006. 

Avec la technologie WiMAX (Worldwide Microwave Interoperability Forum) (5), la télévision IP rejoint le monde sans fil, par le biais des appareils portables/mobiles. Cette technologie en est encore à ses balbutiements, mais peut compter sur le soutien de toutes les industries concernées. Par ailleurs, elle est potentiellement attrayante pour les utilisateurs finaux : elle pourrait en effet faciliter l’interopérabilité entre les récepteurs fixes (maison) et les appareils mobiles. 

 



Quels services? 

L’IPTV est susceptible d’offrir aux utilisateurs une multitude de nouveaux services et d’applications novatrices, dont la plupart sont déjà disponibles via la télévision numérique. Il existe cependant une différence majeure : l’IPTV utilise une voie de communication bidirectionnelle, afin que l’utilisateur puisse interagir directement avec le fournisseur de services et de contenu. Ce lien interactif entre le fournisseur et l’utilisateur permet d’envoyer à sa demande des flux vidéo à différents appareils situés au domicile de l’utilisateur. Par opposition, dans le cadre de la radiodiffusion traditionnelle, plusieurs canaux sont utilisés pour transmettre en permanence des informations à un grand nombre d’utilisateurs. Les services personnalisés que peut fournir l’IPTV rencontrent aujourd’hui un succès croissant, en particulier dans les secteurs du divertissement et de l’éducation (vote à distance, achats  en temps réel (6), confrontation avec les candidats de jeux télévisés, par exemple). Ce lien interactif offert par l’IPTV permet en quelque sorte aux utilisateurs de devenir eux-mêmes des radiodiffuseurs (dans la mesure où ils peuvent générer leur propre contenu).

Avec les applications IPTV, il n’existe aucun obstacle technique à la mise à disposition d’une quantité quasiment illimitée de chaînes de télévision et de stations de radio. Hormis ces services linéaires, un certain nombre de services non linéaires peuvent également être fournis, comme le téléchargement de contenu à la demande. Pour cela, l’utilisateur doit en premier lieu télécharger des services de téléchargement de contenu, mémorisés en vue d’être utilisés ultérieurement, à la convenance de l’utilisateur. Pour consulter, sélectionner et télécharger ces services, un certain nombre d’outils de navigation sont nécessaires. Ainsi, les moteurs de navigation utilisent des métadonnées adaptées, stockées dans les dispositifs de l’utilisateur afin d’être ensuite utilisées à des fins de gestion et de présentation. Ainsi, un fournisseur de services peut exploiter un portail Internet avec plusieurs objectifs: inscription, achat, promotion de services, prévisualisation et lecture de contenu, etc.

Cette technologie présente un certain nombre d’avantages :

  • enregistrement vidéo numérique en réseau et à distance : avec l’IPTV, des téléspectateurs installés dans leur salon peuvent regarder et enregistrer un match de football alors que d’autres membres de la famille enregistrent un film, dans une autre pièce. La technologie IPTV facilite la programmation à distance des magnétoscopes, d’un PC ou d'un téléphone mobile ;

  • fonctions de communication sophistiquées : l’IPTV offre des services de messagerie intégrés (identification utilisateur, courrier vocal, SMS, MMS, courrier électronique, par exemple), accessibles via un poste de télévision ;

  • messages publicitaires ciblés et recommandations en matière de programmes : l’IPTV permet de distribuer du contenu person-nalisé, en fonction des habitudes des téléspectateurs ou de leurs centres d’intérêt ;

  • services PIP (picture-in-picture) : Microsoft propose une mosaïque de huit images mobiles sur un seul écran dans le cadre d’un guide interactif des programmes.

 

Synergies   

Plusieurs organismes de radiodiffusion, sociétés de télécommunications et fabricants d’appareils électroniques grand public ont décidé d’unir leurs efforts pour étudier les synergies susceptibles d’être réalisées entre l’IPTV et la TNT.   

Trois domaines sont particulièrement dignes d’intérêt : couverture complémentaire, ensemble de services communs et boîtiers décodeurs identiques. Si la TNT est généralement destinée à couvrir l’ensemble d’un territoire national, il ne serait vraisemblablement pas réaliste de lancer des services de télévision traditionnels à cette échelle, dans la mesure où cela nécessiterait la mise en place d’un nombre important de dispositifs DSLAM (7), avec des coûts par conséquent très élevés. 

 

 

D’un autre côté, la réception de services TNT dans des bâtiments non équipés d’antennes extérieures peut exiger une puissance de transmission considérable. La télévision traditionnelle peut alors être utile, dans la mesure où elle fournit les mêmes chaînes que la TNT (ainsi que des services à valeur ajoutée), ce qui assure la complémentarité des plates-formes télé. 

Enfin, plusieurs fabricants ont déjà conçu des boîtiers décodeurs communs pour la TNT et l’IPTV, afin de contribuer à concrétiser les synergies susmentionnées8. Il serait utile que la TNT et la télévision traditionnelle fournissent des services télé identiques et d’une qualité comparable. 

Le droit   

Les difficultés techniques sont loin d’être simples, mais ne sont pas insurmontables. En revanche, certaines questions juridiques et réglementaires sont un véritable cauchemar. L’un des problèmes les plus sensibles consiste à déterminer quelle instance nationale de réglementation s’occupe de la régulation des services liés à l’IPTV. Or, cela dépend de la définition même que l’on donne de ces services. 

Certains pays estiment que l’IPTV entre dans le cadre des services de radiodiffusion, d’autres la considèrent comme un service de télécommunication. Non seulement les systèmes juridiques varient d’un pays à l’autre, mais ils sont également différents selon qu’ils concernent les sociétés de télécommunications ou les radiodiffuseurs (9). 

La Commission européenne a publié une proposition en faveur d’une nouvelle directive modifiant la directive Télévision sans frontières [3] afin de tenir compte des nouveaux médias et d’instaurer un cadre modernisé et souple pour les émissions de télévision. Ce document aborde les services de médias audiovisuels linéaires (programmés en avance) et les services non linéaires (à la demande) et définit un ensemble de règles minimales pour ces derniers.   

L’une de ces règles concerne le principe de réglementation par le pays d’origine, qui se situe dans le droit fil du principe de neutralité technologique et de la nouvelle directive relative aux services, qui vise à jeter les bases d’une concurrence loyale entre les différents opérateurs et les plates-formes qui distribuent un contenu identique. La directive introduit une plus grande souplesse en ce qui concerne les services linéaires, et plus particulièrement la publicité. 

Un certain nombre de questions juridiques sont soulevées dans le document [4]. 



Initiatives à prendre

L’IPTV en est pour le moment à ses balbutiements. Le marché, encore relativement réduit, grandit rapide-ment et les perspectives de succès commercial sont bonnes. 

Les principaux acteurs du développement de cette technologie sont les sociétés de télécommunications et les sociétés Internet. Pour l’heure, les radiodiffuseurs  se sont peu intéressés à l’IPTV et il est temps de les sensibiliser à cette technologie, afin qu’ils jouent un rôle plus actif dans son évolution.

Deux choix s’offrent aux radiodiffuseurs : axer leurs efforts sur la mise à disposition d’un contenu adapté, ou s’efforcer de fournir eux-mêmes tout un ensemble de services liés à l’IPTV.

Dans la première hypothèse, les radiodiffuseurs pourraient fournir du contenu TV/vidéo, le repenser en fonction du public cible et l’adapter à l’IPTV. Ils disposent des installations de production et des compétences nécessaires pour produire un contenu d’excellente qualité. Ils possèdent en outre de très précieuses archives, reformatables pour l’IPTV, notamment dans le cadre de services à la demande ou de baladodiffusion (podcast), pour lesquels un abonnement doit être souscrit.

Il va sans dire que les radiodiffuseurs ne doivent pas limiter leurs efforts aux services audio et vidéo, mais s’efforcer de développer également des services interactifs comme des interfaces utilisateur, des guides de programmes, des jeux, des spots publicitaires ciblés, etc.

Une autre façon de procéder consiste, pour les grands organismes de radiodiffusion, à assumer un rôle de fournisseurs de services IPTV, une société de télécommunications assurant la distribution et l’exploitation technique de l’ensemble du système IPTV. Une  solution particulièrement intéressante, dans la mesure où elle permettrait aux radiodiffuseurs de rester en contact direct avec leurs utilisateurs.

Les radiodiffuseurs doivent déployer tous les efforts nécessaires pour créer des marchés horizontaux pour l’IPTV. Cela signifie notamment que les applications développées pour un système IPTV pourraient être utilisées également dans le cadre d’un autre système IPTV, sans qu’il soit nécessaire d’adapter ce dernier. Les radiodiffuseurs doivent aussi tout mettre en oeuvre pour concevoir des systèmes IPTV normalisés au niveau international, ce qui garantira la concurrence sur le marché. Les services d’IPTV et les appareils domestiques deviendront ainsi plus abordables.

Il est indispensable de mettre en place des mécanismes de réglementation fiables et adaptés. Les questions de piraterie et de reproduction illicite revêtent une grande importance pour les fournisseurs de services et il est impératif de protéger le contenu (et par conséquent les propriétaires de contenus) sans pour autant léser les utilisateurs. Un réseau domestique doit pouvoir comporter plusieurs dispositifs de type IP qui soient capables d’accéder au contenu, de le mémoriser, de le partager et de l’afficher en toute sécurité.

Les radiodiffuseurs ont tout intérêt à saisir les possibilités offertes par l’IPTV, mais au bout du compte, ce sont les utilisateurs qui en seront les principaux bénéficiaires : un choix plus large s’offrira à eux, ils profiteront pleinement des services télé proposés et, avec un peu de chance, ils pourront débourser moins d’argent pour s’équiper.

 


 

[1]  Franc Kozamernik (UER), Lieven Vermaele (VRT) : La TV large bande, futur de la 
      radiodiffusion ? Revue technique de l’UER, avril 2005
[2]  www.itu.int/osg/spu/ni/voice/documents/ Background/IPTV_Cullen_International.pdf
[3]  http://www.senat.fr/europe/textes_europeens/e3038.pdf
[4]  EBU Tech 3308: Broadband Television, Opportunities and Challenges, Genève, juin 2005

 

1) L’ajout des communications mobiles voix/données est désigné par certains experts par 
    l’expression "quadruple play". Si l’on y ajoute en plus la voix par IP (VoIP), on peut arriver au 
    "quintuple play".
2) Comparer Skype, Jajah et d’autres services VoIP.
3) Site Internet DTG : http://www.dtg.org.uk/news/
4) La mesure du succès commercial est le revenu moyen par utilisateur (RMPU).
5) Norme IEEE 802.16
6) Il est entendu que la réglementation applicable en matière de radiodiffusion interdit les 
    services de vente dans certains pays.
7) DSLAM : multiplexeur d’accès de ligne d’abonné numérique (Digital Subscriber Line Access 
    Multiplexer), dispositif qui raccorde les lignes des abonnés au réseau central de 
    télécommunications.
8) Exemple: Kreatel: IP-STB 1520.
9) Un nouveau système réglementaire commence à voir le jour dans certains pays, où une 
    seule et même entité est chargée de réguler la radiodiffusion et les télécommunications 
    (l’OFCOM en Grande-Bretagne, par exemple).

 

pj / nc



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Dernière mise à jour 07.08.2006