Une session du WEMF, modérée par Shashi Taroor, sous-secrétaire général des Nations Unies, a abordé le problème fondamental de l'entrave à la liberté d'information représentée par la menace sur la sécurité des journalistes dans les zones de conflits armés.
Selon les données impressionnantes fournies par l'INSI - International News Safety Institute, des centaines de journalistes et de collaborateurs des médias ont été tués dans les différents conflits en cours dans le monde en 2005.
Dans le collimateur, plus que les journalistes occidentaux (qui ont réduit énormément leur présence dans les zones les plus dangereuses) il y a surtout les "stringers", les cameramen, les interprètes, les chauffeurs.... toutes les autres pièces de architecture complexe de l'information, sans lesquels les médias ne peuvent plus faire leur métier.
Dans la plupart des cas, les auteurs de ces attaques et assassinats n'ont pas été poursuivis et n'ont même pas fait l'objet d'enquêtes.
Visés aussi pour la première fois les journalistes arabes, témoigne le rédacteur en chef de Al Arabya, qui sont souvent les seuls à rester sur nombreux terrains en Irak, en Palestine, en Afghanistan.
Selon Roberto Morrione, directeur de Rainews 24 (chaîne tout info de la Rai) auteur d'un scoop sur les attaques des marines à Falluja en utilisant des armes non conventionnelles, la première victime de cette situation est la liberté d'information qui en sort très affectée et limitée. D'autre part, en utilisant la sécurité des journalistes comme une excuse pour tenir les médias éloignés de certains terrains de guerre (par exemple Falluja, où la Rai n'a pas été autorisée à entrer).
La seule solution, selon Aidan White, secrétaire de la Fédération internationale des journalistes, est de faire que ces crimes soient poursuivi comme crimes contre l'humanité, car, non seulement, ils portent atteinte aux personnes des journalistes, mais aussi et surtout à la liberté d'information.
En conclusion de la session, il a été décidé qu'une proposition ad hoc dans le sens indiqué par Aidan White sera faite, avec le support de la WBU et de tous les organismes qui ont coopéré à l'organisation du WEMF, au Conseil de sécurité de l'ONU lors d'une session avant la fin de l'année.
RSF
En parallèle au sommet de Tunis, Reporters sans frontières a protesté contre la décision des autorités tunisiennes de refouler son secrétaire général, Robert Ménard, à son arrivée à Tunis.
Divers incidents à l'égard de journalistes ont eu lieu touchant Libération, la RTBF et TV5.

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