Catherine Clément, écrivain français, vient de
remettre un rapport sur la culture et la télévision publique au
ministre français de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, qui lui
avait demandé « d'évaluer et d'analyser l'offre
existante, sa qualité, son volume, sa position dans les grilles,
ainsi que de faire des recommandations et des propositions
permettant d'intéresser le plus large public à la diversité
culturelle. » Dans ce rapport, Catherine Clément plaide
pour l'inscription du service public audiovisuel dans la
Constitution, pour la création d'un poste de directeur des arts et
de la culture à France Télévision, et pour des émissions
culturelles moins tardives. Le principe est celui du maintien du
service public dans son intégralité qui écarte toute idée de
privatisation de l'une ou l'autre des chaînes généralistes. Elle suggère d'ailleurs de compléter
l'alinéa 13 du préambule de la Constitution française de 1946,
repris dans celle de 1958, l'organisation de
l'enseignement public gratuit et laïque est un devoir de
l'État , par, l'organisation du service
public de l'audiovisuel est un devoir de l'État . Concernant la culture à la télévision,
Catherine Clément défend la notion de « l'élitisme pour
tous » et refuse de l'abandonner aux chaînes thématiques ou au
câble ce qui viderait, selon elle, les chaînes généralistes de leur
sens et fabriquerait des ghettos. Elle propose également la
nomination d'un directeur des arts et de la culture. |