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| De gauche à droite, Raouf Basti, Giulio Giordano, Pedro Gonzales, Jean-Noel Dibie. |
Que peuvent faire ensemble la Co.Pe.AM et
l'UER ? Des actions peuvent être menées, a estimé Giulio Giordano,
comme le développement des échanges News qui existent déjà mais
encore celui de magazines méditerranéens, et de coproductions avec
les membres de l'UER. En plein développement, la Co.Pe.AM cherche
donc à se fédérer avec l'UER, les unions sœurs de l'UER ou encore
la CIRCOM a expliqué son secrétaire général.
Kristina Kabat a présenté les activités
radio, sports, musique classique, Eurosonic, le réseau Euroradio et
ses qualités techniques. Le débat s'est alors engagé sur le
nécessaire développement des actions à mener : musiques
fédératrices entre l'Europe et la méditerranée, reportages
spécifiques comme les productions radios existantes sur l'olivier
ou encore les sites méditerranéens en danger. Un délégué UER
pourrait dans cette optique se rendre à la prochaine réunion de la
Co.Pe.AM à Alger.
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| Alessandra Paradisi et Moustapha Bennabi. |
Philippe Jacot, (programmes jeunesse et
éducation au département télévision) a brossé le portrait du
département télévision en pleine restructuration pour les années à
venir avec, entre autres choses, le développement de la coopération
et des coproductions entre les membres. Philippe Jacot, présent à
Alger, espère pouvoir, au contact des responsables des pays du sud
de la méditerranée, faire connaître les nouveaux projets des
membres et savoir ce qui se fait dans les pays du sud. Guilio
Giordano estime donc que la conférence d'Alger sera l'occasion pour
l'UER d'approfondir sa connaissance, par exemple, des coproductions
du sud et d'être « confronté » à d'autres façons de voir
et de travailler. Jean Noël Dibie attend, quant à lui, une
meilleure collaboration UER/Co.Pe.AM, et éviter le côté clubs
fermés. Pour Mustapha Bennabi, les synergies existent, il faut les
développer et abondant dans son sens, Alessandra Paradisi a appelé
de ses vœux une attitude plus offensive UER-Co.Pe.AM pour lutter
contre l'influence nord américaine.
Nathalie Labourdette a rappelé l'action de
formation de l'UER, dix ateliers par exemple dans l'arc
méditerranéen entre 1999 et 2001 et la participation de nombreux
délégués de pays méditerranéens lors des séminaires. Des pistes de
travail communes ont été définies : analyses des besoins et des
contraintes, demande régionale fragmentée, développement de l'offre
régionale et locale, etc.
Pour la Co.Pe.AM. il semble nécessaire d'analyser les demandes et
de se pencher sur les activités de formation pour les pays du sud.
Elle attend l'appui du secteur formation internationale de
l'UER.
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| Nathalie Labourdette, responsable de la formation internationale, et Paolo Baldi, SIS |
Quelle serait la priorité a demandé Jean
Stock : des formations regroupant différents professionnels de
différents pays sur un thème ou des formations s'adressant à une
communauté spécifique de radiodiffuseurs d'un pays avec sa propre
identité ?
Un échange de points de vue a eu lieu sur les
avantages et les inconvénients de l'une ou l'autre solution et il a
été décidé de proposer à Alger qu'un interlocuteur unique de la
Co.Pe.AM soit désigné pour travailler avec le service de la
formation internationale de l'UER.
Paolo Baldi a ensuite fait la présentation du
SIS, recherches, études, newsletters, site web, activités qui
pourraient être utiles pour la Co.Pe.AM.
Enfin Tony Naets, responsable des News du
département des opérations de l'UER a tracé un bilan des échanges
avec le sud : peu venant de l'Afrique du Nord, encore moins au sud
du Sahara. Il a appelé à une augmentation du trafic, des échanges
quotidiens, appel entendu par les représentants des radiodiffuseurs
présents au sein de la délégation de la Co.Pe.AM.
Pour combler le trou télévisuel Afrique, Jean
Stock a indiqué que des pistes étaient à l'étude afin que les
échanges sud/nord et nord/sud se développent. Guilo Giordano a
rappelé les problèmes techniques (numérique) et matériels que
rencontrent les pays du sud.
Les origines de la
Co.Pe.A.M
Les origines de la Co.Pe.A.M. se trouvent
dans les résolutions finales de la conférence des télévisions
européennes, africaines et méditerranéennes de Palerme, en
septembre 1990 sous l'égide de la RAI et de l'Union Européenne de
Radiodiffusion.
A cette occasion, les principes fondateurs de
la création de l'audiovisuel euro-méditerranéen ont été fixés. Les
origines de ces principes datent des années 80, lorsque le besoin
de créer un lieu de débats et la confirmation du rôle de
l'industrie audiovisuelle et des médias ont commencé à faire leur
chemin. Il a alors été reconnu que les médias sont les instruments
de base pour un développement équilibré et pacifique des pays du
bassin méditerranéen.
La notion « d'espace audiovisuel
méditerranéen » prit corps à travers le programme MED-MEDIA de
l'Union européenne qui a promulgué les activités de coopération
dans les domaines de la formation et de la production entre
opérateurs européens et ceux du Sud de la Méditerranée.
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Après des années de débats sur ces points, la
nécessité de créer une « structure spécialisée » est
apparue comme indispensable et inévitable. Ceci aboutit à la
fondation de la Co.Pe.A.M., avec ses missions et objectifs qui sont
affinés tous les ans lors de sa Conférence et de son assemblée
générale.
La Conférence Permanente de l'Audiovisuel
Méditerranéen a été créée à Palerme le 6 décembre 1994. Sa
structure de fonctionnement s'est consolidée au Caire le 16 janvier
1996 avec les parrainages de :
- ARD/SFB (Allemagne), ARD/WDR (Allemagne),
BNT (Bulgarie), CCRTV (Catalogne), CYBC (Chypre), ERT (Grèce), ERTT
(Tunisie), ERTU (Egypte), Euronews, FT2 (France), FT3 (France),
HRTV (Croatie), IBA (Israël), The 2nd Television and Radio
Authority (Israël), JRTV (Jordanie), LJB (Libye), MKRTV
(FYROM/Macédoine), 2M (Maroc), PBC (Palestine), PBS (Malte), RAI
(Italie), RMC (Monaco), RTM (Maroc), RTVR (Roumanie), RTVSH
(Albanie), RTVS (Slovénie), TL (Liban) et TVE (Espagne) ;
- des représentants des Agences
internationales : Conseil de l'Europe, Centre Nord-Sud ;
- des représentants des institutions
culturelles et de recherche : Centre et évaluation et de formation
pour les innovations et la solidarité (CEFIS), University of the
Mediterranean (UNIMED), Communauté des Universités
Méditerranéennes, Centre Regional Documentation Pédagogique de
Provence-Alpes-Côte d'Azur ;
- des représentants des organisations
professionnelles du secteur audiovisuel: UER, URTI, INTERMAG,
Institut national de l'audiovisuel (INA), Centre méditerranéen pour
la communication audiovisuelle (CMCA), Cooperative Internationale
en matière de Communication (CIRCOM), ASBU ;
- des représentants des associations
internationales non-gouvernementales: Centro Salesiano sulla
Comunicazione, Centre LHIA (Little Heart International
Association); Eurovisioni, Conseil international du cinéma, de la
télévision et de la communication audiovisuelle (CICT), Association
italienne pour le World Wildlife Fund (WWF) ;
- des représentants des firmes
professionnelles : Scènes de Villes, Jordan Studios, Laser, Sunny
Side of the Docs, Les Films du Tambour de Soie, Les Films du
Soleil, Middle East Broadcasting Centre ;
- des membres suivants, à titre individuel :
Matouz El Moghaz (Areen Film Studio), Elsheikh Mammoud Salem, Hamdy
Kandil (ART), Magda Bagnied (American University of Cairo), Mostafa
El Shafei (Alexandria International Media Centre), Mikko Lokihoshi
(European Campaign against Racism and Intolerance), Jawad Maraqa
(Mass Media Export), Alfred Mikhail, Giulio C. Giordano et Giacomo
Mazzone.
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Site de la Co.Pe.Am : http://www.copeam.org/