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Rencontre RNE

La Rencontre RNE, qui a attiré cette année près de 100 participants de l'Europe au sens large, s'est terminée vendredi 9 mai avec un point sur les radios thématiques  et les radios locales et régionales avec :   

    • Radio tout info : Bernd Peter Arnold directeur Radio 4
    • Programmes parlés : Tibor Soltenszky, responsable adjoint du département Littérature et Culture de MR
    • Jeunes publics : Beatriz Pécker, RNE, directrice Radio 3 et Marc Garcia, Radio France, directeur Le Mouv'
    • Tendances : Heinz Dieter Sommer, directeur de ARD/HR
    • City Radio : Michel Meyer, Radio France
    • Frans Leven, VRT
    • Malte Lind, SR Vastmanland
    • Projets stratégiques : Fredy Franzoni, RSI
    • Radio 1 : Juan de la Peña, RNE  

    Un débat a porté sur « la dimension culturelle de la radio » avec Christian Maillard, directeur des affaires internationales de Radio France qui animait la partie « Art et musique à la radio » avec Nicholas Kenyon, Directeur, BBC Proms, responsable des événements en direct et de la musique classique, Olivier Kaeppelin, Radio France, directeur-adjoint, France Culture, Fernando Argenta, RNE, directeur des programme «Clasicos Populares»

    La séance de clôture, conduite par Eduardo Hernaiz, a permis d'entendre le point de vue nord-américain sur le thème de la Rencontre, fait par Steve Robinson, vice-président WFMT et les réflexions de Sylvain Lafrance, Radio Canada, vice-président de la Radio française & nouveaux médias.

Gregory Ferrell Lowe

Les débats du jeudi

La veille dans l'après midi, animée par Alfonso Sanchez, directeur des programmes de la RNE, les discussions ont porté sur « La radio généraliste de demain : contenus et formats » avec les interventions de François Desnoyers, directeur général adjoint de Radio France, Gregory Ferrell Lowe, directeur du développement des programmes de YLE, Dragos Seleanu, président directeur général de ROR et Sergio Valzania, directeur de Radio2 & Radio3, RAI.

  Gregory Ferrell Lowe

Pour François Desnoyers, le marché français actuel est assez bien équilibré même si les généralistes ont perdu du terrain face aux musicales. Certes, les généralistes n'ont peut être pas cru assez vite à la FM, mais selon lui, la radio se porte bien : En 2002, selon Médiamètrie  61% des auditeurs écoutent la radio pour la musique, 56% pour l'info. Néanmoins les généralistes doivent proposer un ton nouveau, prenant plus en compte les attentes des jeunes.

En France, pour le directeur général adjoint de Radio France, les généralistes privés ou publiques doivent inverser la vapeur, être proactives pour ne pas se laisser grignoter par les musicales. Pour cela, Radio France joue sur la marque : la marque France Inter, la marque Radio Bleue, par exemple.

Pour Gregory Ferrell Lowe, directeur du développement des programmes de YLE, le monde est aujourd'hui visuel, compétitif, individualiste : les jeunes font eux mêmes leurs programmes. Il est indispensable face à cela d'être créatif ? Doit on préserver ce qui existe ? Est-ce suffisant ? Les radios généralistes doivent, selon lui, trouver une communauté qui les revitalise, doivent donner un contenu adéquat et pour cela il faut penser le service public au sens large.   

Dragos Seleanu a expliqué que l'écoute radio en Roumanie correspond à la recherche de l'information dans un certain contexte social et politique. Selon le président directeur général de ROR le rôle de la radio de service public doit donner une couleur de « chez soi », présenter les valeurs communes, préserver l'identité d'un peuple face à un monde mondialisé.

Sergio Valzania, directeur de Radio2 & Radio3, RAI, s'est posé la question de savoir si les radios de service public parviendront à répondre aux attentes du public. L'information est extrêmement importante mais n'est pas toute la radio. Il faut trouver des « personnalités » de formats. Miser sur l'excellence, faire mieux que les concurrents seront les moyens pour les généralistes de sortir des problèmes. Nos anciens monopoles ne reviendront pas nous sauver.

A panel made up exclusively of women for the debate: "What are the opportunities open to generalist radio stations?"

« Quelles sont les possibilités qui s'offrent aux radios généralistes ? » , c'est sur ce thème que se sont clos les débats du jeudi avec Daniela Recine, directrice adjointe des programmes de Rai 3, Irina Gerasimova, présidente de Mayak, Isabelle Binggeli, directrice des programmes de SSR, et Neva Zajc, RTVSLO, directrice du centre régional de Koper - Capodistria.

  Une tribune exceptionnellement féminine lors du débat : « Quelles possibilités pour les radios généralistes ? »

Isabelle Binggeli, directrice des programmes de SSR est optimiste avec 40% d'audience  mais se pose la question suivante : « la radio généraliste n'a-t-elle pas trop les yeux braqués sur les faits, et pas assez sur les mouvements ?». Selon elle, les auditeurs cherchent les plus : plus d'intelligence, plus d'audace. Il faut savoir leur répondre.

Irina Gerasimova, présidente de Mayak, rappelle que sa radio existe depuis 40 ans et est passée du monopole de l'ère soviétique à la concurrence de 2000 stations en Russie. Pour Irina Gerasimova, seule la perfection des contenus diffusés permet à sa station de rester au sommet des audiences en préservant les anciens auditeurs tout en essayant d'en attirer de plus jeunes en jouant sur le direct et l'interactivité avec les auditeurs qui savent ainsi ce qu'ils vont écouter tout en étant les éléments de surprise dans la programmation.

Neva Zajc de RTVSLO est directrice du centre régional de Koper - Capodistria qui diffuse en  2 langues l'italien et le slovène. La radio se porte bien, selon elle, et il y a de la place pour tous les contenus mais il est difficile d'accroître les radios thématiques en Slovénie, le public y étant trop restreint. Le multimédia dans le futur risque de proposer trop d'infos au citoyen pour le temps dont il dispose. Le « global » est important mais l'auditeur a besoin d'identités précises. La radio peut elle être une aide ?



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Dernière mise à jour 08.11.2005