Dix journalistes ont trouvé la mort dans le conflit en Irak,
dont trois ces dernières 24 heures. Deux autres sont toujours
portés disparus.
La majorité d'entre eux travaillaient pour
des radiodiffuseurs : cameramen et reporters. Tous
avaient déjà couvert d'autres conflits. Ils avaient rendu compte de
la souffrance et de la misère en Albanie, en Afghanistan, en
ex-Yougoslavie. Tous connaissaient les risques de leur mission et y
étaient préparés. Il ne savaient pas que ce serait la
dernière !
Les journalistes prennent ces risques car
ils sont convaincus que l'information est fondamentale à la société
pour que le citoyen puisse juger sur des faits.
Les professionnels de l'information qui
sont morts ces derniers jours sont les maillons indispensables de
la chaîne de transmission des faits et des images de la guerre et
de la paix.
Les guerres font beaucoup de victimes
innocentes mais nous devons rendre un hommage particulier à ceux
qui choisissent eux-mêmes de mettre leur vie en danger pour un
idéal, celui d'un monde informé.
Les organismes suivants appellent
les belligérants au respect du travail des journalistes et à la
sauvegarde de leur vie.
Union Européenne de
Radio-Télévision
Associated Press
Television News (APTN)
ENEX (European
News Exchange)
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