BLOG publié le 19 déc. 2018 • Département / Unité Média Numériques Média

À l'ère numérique, GPB construit l'avenir

Dans notre blog consacré au processus de transformation numérique engagé par certains de nos Membres, Tinatin Berdzenishvili, du MSP géorgien GPB, nous explique comment l'évolution du mode de "consommation" des médias influence non seulement la manière dont les radiodiffuseurs produisent leurs contenus, mais impacte même nos corps proprement dits.

Le secteur des médias connaît de profonds changements, la concurrence s'intensifie, les besoins du public ne cessent d'évoluer et l'écosystème médiatique recense une multitude de nouveaux acteurs numériques. La télévision ne suffit plus : le public entend pouvoir accéder aux contenus qui l'intéresse en temps voulu, 24 heures sur 24 et sur différentes plateformes.

Habituée à consommer les contenus sur de multiples médias et plateformes, la nouvelle génération a également coutume de s'informer auprès de nombreuses sources et organisations médiatiques, venues parfois d'autres pays. Dans ce contexte en perpétuel changement, chaque média tente de se réinventer pour continuer à répondre aux attentes de son public.

Mais quelle est en réalité la source d'information privilégiée par le public d'aujourd'hui ? Celui-ci n'a que l'embarras du choix pour s'informer, en mettant à profit des outils tels que gadgets ou tablettes (de milliers de nouveaux mots ont été créés), qui se sont progressivement intégrés à notre quotidien. Les téléphones portables font même presque partie du corps humain. En s'appuyant notamment sur le constat selon lequel nous sommes de plus en plus nombreux à nous réveiller et à nous endormir avec nos téléphones, les psychologues ont découvert un nouveau syndrome : la peur de vivre sans mobile.

J'en parlais récemment avec un collègue, spécialiste de la santé et présentateur TV, et j'ai appris une prédiction surprenante : nous lisons de plus en plus près des écrans, aussi les cas de myopie devraient-ils se multiplier dans l'avenir. En d'autres termes, nous sommes en train de perdre notre capacité à regarder de loin.

Priorité à la technologie mobile, stratégie numérique, actualités numériques  

Ces aspects font partie intégrante de la stratégie de tout organisme de médias moderne. En matière d'audience numérique, l'utilisation des appareils mobiles continue à croître dans la plupart des pays, et la Géorgie ne fait pas exception à la règle.

GPB nourrit l'ambition de devenir une véritable référence en matière de journalisme de qualité et d’être la source d'information la plus fiable en Géorgie et, plus largement, dans l'ensemble du Caucase. Compte tenu de l'environnement changeant au sein duquel l'organisme évolue, sujets, actualités et contenus revêtent une importance primordiale. En prenant l'engagement de les exploiter sur la plateforme la mieux adaptée, dans un format qui convient, en temps voulu et à destination du bon public, nous faciliterons l'essor de notre pratique journalistique dans un environnement multimédia et multiplateforme, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Lorsque nous avons présenté le concept de "rédaction intégrée", qui se voulait résolument innovant, nous nous sommes cependant trouvés confrontés à une force résistance interne, les équipes chargées respectivement de la télévision, de la radio et d'internet ayant tout d'abord refusé de cohabiter. Soucieuse de conserver sa place prépondérante, la télévision n'entendait pas céder du terrain à un autre média. Adoptant une position défensive, la radio tenait à conserver la flexibilité qui est la sienne pour rendre compte de l'actualité, refusant que l'internet en profite.

En réalité, la télévision et la radio n'ont pas voulu prendre au sérieux la montée en puissance du Net et ont ensuite tiré a sonnette d'alarme, jugeant que ce serait une erreur de sacrifier trois produits audiovisuels au profit d'un seul. Il nous a fallu deux ans pour les ouvrir à un autre point de vue et aujourd'hui, nos trois plateformes médiatiques connaissent et écoutent leurs intérêts respectifs et en tiennent compte. Elles ont même pu identifier certains intérêts communs.

En dépit des difficultés qui y sont liées, cette transformation est nécessaire pour nous faire passer d'une structure segmentée, fonctionnant "en silos", à un organisme intégré du 21e siècle. Nous serons ainsi en mesure de continuer à nous adapter aux exigences du public, qui est lui-même en passe de migrer vers un monde de l'information multiplateforme, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.