Retour à Histoires
HISTOIRES

L’échange d’œuvres audiovisuelles, vecteur de compréhension entre les peuples

14 mai 2014
L’échange d’œuvres audiovisuelles, vecteur de compréhension entre les peuples
BRU1.jpg
Daniel Brouyère (URTI), Saidi Fethi (Algerian TV) et Micol Pancaldi (COPEAM)

Le rôle interculturel des programmes d’échange international d’émissions entre radiodiffuseurs a été mis en évidence à l’occasion d’un déjeuner-débat aujourd’hui dans le bureau de Bruxelles de l’UER.

Venu présenter le rôle moteur joué par l'Union Radiophonique et Télévisuelle Internationale (URTI) depuis sa création en 1949 en matière d’échange d’émissions radio et TV, Daniel Brouyère, Directeur Général Adjoint, a souligné en quoi les documentaires sont des « véhicules de valeurs humaines » qui « favorisent la compréhension entre les peuples ».

L’échange de documentaires entre radiodiffuseurs au niveau mondial est le cœur de la mission de l’URTI. Cette organisation basée à Paris a mis en place à cet effet une banque de plus de 6000 programmes disponible en Anglais, Français et Arabe sur sa plateforme en ligne.

L’échange d’émissions télévisées se confronte néanmoins à un défi linguistique. A ce titre, Saidi Fethi de la Télévision algérienne a présenté le programme Terramed Plus, un travail impression de traduction et de sous-titrage. Pendant 18 mois, une équipe de travail spécialement dédiée a créé et synchronisé des sous-titrages en Anglais, Français et en Arabe pour plus de 100 heures de contenus audiovisuels.

Le projet Terramed Plus est également doté d’une plateforme en ligne permettant au spectateur de « se dépasser les contraintes de la grille des programmes », présentée par Micol Pancaldi de la Conférence Permanente de l’Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM), qui a épaulé de près le projet. La plateforme en ligne met à disposition séries, documentaires, court et long métrages, venus d’Algérie, du Maroc, France, Italie et Espagne, sous-tiotrés en trois langues, offrant de nouvelles perspectives au spectateur.

Pour la Commission européenne, qui a porté son soutien financier au projet Terramed Plus par le biais du programme d’aides Med-Media, il importe de pérenniser les projets d’échange audiovisuel et de les inscrire dans une logique de partenariat de longue durée.

Hristo Hristov de la Direction Générale au Développement et la Coopération a dans ce cadre souligné l’importance d’un cadre règlementaire favorisant l’indépendance des médias, notamment ceux de service public, dans le voisinage méditerranéen de l’UE, sujet que la Commission européenne souhaite approfondir avec la poursuite du programme Med Media.

Liens et documents pertinents