L’UER célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse
03 mai 2017
De Bruxelles à Jakarta, l’UER a eu à cœur de souligner l’importance d'un journalisme libre et indépendant à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Aujourd'hui plus que jamais, la pratique d'un journalisme libre, indépendant et de qualité revêt une importance majeure. D’une part, le journalisme critique et éthique contribue à l'édification de sociétés pacifiques et ouvertes et, d’autre part, le journalisme de qualité est la seule réponse aux défis posés par l’ère "post-vérité" et la lutte contre les fausses nouvelles et la désinformation. Ce sont là les deux faces d’une seule et même pièce : il est crucial de protéger et de responsabiliser les journalistes, mais il est encore plus essentiel de contribuer à forger une citoyenneté éclairée.
Ce n’est donc pas un hasard si le thème choisi cette année pour la Journée mondiale de la liberté de la presse était "Des esprits critiques pour des temps critiques". Celle-ci, qui était organisée par l’UNESCO pour le compte des Nations Unies, entendait mettre en lumière les principes fondamentaux de la liberté de la presse. Au cours d’une conférence internationale qui s'est déroulée pendant quatre jours à Jakarta, en Indonésie, plus d'un millier de représentants de la société civile, des médias de service public et d’autres parties intéressées se sont réunis pour débattre des défis auxquels sont confrontés les journalistes et les médias à travers le monde, de la censure aux bulles de filtrage. L’accent a notamment été mis sur la façon dont les médias peuvent contribuer à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
À Jakarta, l’UER a organisé en collaboration avec l’Union de Radiodiffusion Asie-Pacifique et la Fédération internationale des journalistes une séance parallèle consacrée aux innovations grâce auxquelles les médias peuvent favoriser l’inclusion et promouvoir l’égalité hommes-femmes. Ce sujet relève de l’objectif de développement durable no 16 (Paix, justice et institutions efficaces), dans le cadre duquel les institutions publiques efficaces s’engagent à garantir un certain nombre de libertés fondamentales. Or, l'existence de médias libres, indépendants et pluralistes constitue l'un des éléments fondamentaux de cette vision d’avenir.
L’UER était aussi l’un des partenaires, à Bruxelles, de la "Journée de la différence", une initiative de la Vrije Universiteit Brussel, de l’Université Libre de Bruxelles, de l'Erasmushogeschool Brussel, du musée BOZAR, de la Fondation Evens et de l’Imec, qui visait elle aussi à célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse. Lors de l'allocution qu'il a prononcée à l'occasion de cette "Journée de la différence", le 3 mai dernier, Guillaume Klossa, Directeur des affaires publiques et de la communication et responsable de l’initiative de l'UER sur le big data, a souligné que le secteur des médias n’était pas un secteur économique quelconque, dans la mesure où il touche l’opinion publique, la sphère publique et la démocratie. M. Klossa a aussi rappelé que ce secteur jouait un rôle clé en matière d’innovation.
L'établissement de liens de confiance revêt cependant une importance primordiale pour que les médias continuent à répondre aux attentes de leur public, particulièrement dans une période où la technologie est reine. Guillaume Klossa a déclaré à ce sujet : "Le moment est venu de prendre conscience des défis majeurs liés aux transformations technologiques et de tirer pleinement parti des opportunités que nous n’avons pu saisir. Saisissons-les maintenant et unissons nos efforts pour constituer un écosystème médiatique garant d'informations impartiales, précises et de qualité, au sein duquel la sphère publique permet de poser des choix éclairés et d'avoir des débats constructifs. Le projet "MediaRoad" que nous allons commencer à mettre en œuvre d’ici la fin de l’année devrait, dans ce contexte, se révéler un formidable accélérateur d’innovation."