L'enqête Euroradio visant à débusquer 'l'application parfaite' est désormais en ligne
04 décembre 2013
Euroradio, de retour de sa quête de "l'application média parfaite", conclut qu'il n'existe à l'heure actuelle aucune application unique capable de répondre seule aux besoins de tous les médias de service public (MSP).
Placée sous la direction de Christian Vogg, Responsable Radio de l'UER, cette étude a consisté à analyser plus de 550 applications différentes recueillies dans l'Europe entière, dont des applications exclusivement radio ou télévision, des applications simultanément radio et télévision et des applications spéciales.
Selon M. Vogg, le grand mérite de cette enquête est de trancher la gorge au mythe de "l'application miracle". Il n’en reste pas moins indispensable d’offrir au public un accès facile au contenu sur les supports mobiles.
"Les organismes ont beaucoup tâtonné pour déterminer le nombre d'applications par organisme, ainsi que les caractéristiques et les fonctions offertes" a déclaré M. Vogg. "Certaines portent exclusivement sur le contenu, tandis que d'autres offrent des informations supplémentaires à plus grande échelle. Il faut toutefois que les radiodiffuseurs de service public adaptent leurs applications aux besoins de leurs publics."
M. Vogg estime que l'un des intérêts majeurs de ce rapport (désormais disponible en ligne) est de révéler comment d'autres Membres s'y prennent pour choisir le type d'applications qu'ils souhaitent développer.
Une dominante sonore
La fonctionnalité la plus populaire des applications proposées par les MSP est l'accès aux flux audio en direct, principalement sous la forme de flux MP3 (128 kbps), proposée par 90 pour cent des organismes interrogés. 38 pour cent d'entre eux seulement proposent des flux vidéo en direct. Le codec standard utilisé pour la vidéo en direct est le codec H.264/MPEG-4. Le streaming audio en direct semble donc beaucoup plus simple à réaliser, rentable financièrement et facile à gérer que le streaming vidéo en direct. Les images posent aussi des problèmes de droits plus compliqués que la radio.
De façon générale, il semble que disposer d'une application a été considéré comme une priorité par la majeure partie des organismes et, parmi ceux qui n'ont pas de site mobile dédié, 39 pour cent seulement ont l'intention d'en créer un bientôt. D'autres réfléchissent encore à l'opportunité de lancer un site Internet mobile ou adaptatif et évoquent la difficulté posée par les coûts dans le cas de la conception de sites adaptatifs.
Les defis poses par les mesure d'audience
L'une des difficultés majeures consiste à obtenir des données utilisateur de qualité. 94 pour cent des organismes ayant participé à l'étude disposent d'un outil leur permettant de suivre le trafic sur leur site et 81 pour cent ont mis en place un autre outil destiné à suivre le trafic transitant par leurs applications. La difficulté réside dans la comparaison entre les chiffres d'écoute en différé, les flux en direct passant par les applications et les téléchargements de podcasts. Nous ne disposons toujours pas d'une "monnaie" commune en matière de mesure d'audience. A l'avenir, l'une de nos missions consistera à élaborer des outils de mesure cohérents adaptés à toutes les plateformes. L'interactivité constitue une fonctionnalité importante des applications.