SPEECH published on 27 Sep 2011 • Department / Unit Communications

IGF 2011 Keynote speech

Je tiens tout particulièrement à exprimer mes sincères remerciements au Gouvernement kenyan, aux autorités des Nations Unies à Nairobi, aux organisateurs de l’IGF et à toutes les autorités ici présentes, qui participent à la richesse du débat.

J’interviens à l’IGF en qualité de représentant des huit unions mondiales des broadcasters, regroupées au sein de la WBU (World Broadcasting Union), dont l’UAR (Union Africaine de Radiodiffusion) fait partie, et, en particulier, au titre de président de l’UER (Union Européenne des Radiodiffuseurs).

Ma présence ici témoigne de l’importance des travaux de l’IGF pour les radiodiffuseurs, en particulier la démarche multilatérale pour définir des règles communes pour la gouvernance de l’Internet .

Nous suivons les travaux de l’IGF depuis sa naissance, depuis les Sommets de la Société de l’Information de Genève et de Tunis.

Nous souscrivons à ses principes de travail, à savoir :

  • gestion multilatérale et transparente,
  • participation de tous les stakeholders
  • echerche de consensus

Mais aujourd’hui, j’utilise la tribune qui nous est offerte pour tirer le signal d’alarme. Il y a urgence à faire aboutir nos travaux. 2012 sera l’année de la rencontre de la TV et du Net, du broadcast et du broadband. Depuis des décennies, les broadcasters privés et publics assurent des droits fondamentaux aux citoyens, tels que :

  • La protection et le respect des personnes et des minorités
  • La promotion de la diversité culturelle et des langues
  • Le respect du droit d’auteur comme garant de la diversité et de la création
  • La protection des journalistes et de leurs sources.

Ces droits sont garantis dans le monde de la télévision car nous disposons de cadres législatifs spécifiques en constante évolution (au niveau national, comme au niveau régional en Europe). Mais il est de plus en plus évident que nous nous dirigeons vers un nouveau monde où ces garanties ne pourront plus être assurées.

La longueur des travaux de l’IGF n’est plus en phase avec la vitesse de développement des techniques et usages dans le monde numérique. L’IGF doit déboucher rapidement sur un corpus de proposition de règles concrètes, partagées, applicables à brève échéance qui pourront être adoptées dans les instances ad hoc. Sans propositions concrètes à court terme, c’est le sens même de nos travaux qui sera mis en cause.

Je formule le vœu que l’énergie et la bonne volonté de tous les stakeholders puissent débloquer la situation et aboutir rapidement à la concrétisation des changements importants au regard des évolutions technologiques.